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Epiphanie : origine et traditions

A peine avons-nous terminé avec Noël et le 31 janvier et leurs agapes, qu'on réitère avec une autre tradition bien ancrée dans notre calendrier et notre quotidien. Mais quand la mange-ton réellement ? A quelle fête est-elle associée ? Pourquoi y glisse t'on une fève ?

Chez les chrétiens, cette tradition culinaire rappelle l'histoire des trois rois mages qui, guidés par l'étoile du Berger, se sont rendus à Bethléem, pour se recueillir devant la crèche où serait né Jésus, offrant à l'enfant de l'or de la myrhe et de l'encens. 

L'Epiphanie est fixée dans notre calendrier au 6 janvier, soit douze jours après la naissance du Messie chrétien selon la liturgie catholique. Tombant généralement en semaine, une réforme a transféré la date au second dimanche suivant Noël, le plus souvent au premier dimanche de janvier. On la déguste à cette date dans de nombreux pays et durant la première quinzaine de janvier.

Avant l'Epihanie chrétienne, on retrouve une fête antique où le Dieu grec de la vigne et du vin Dionysos était à l'honneur. Celui-ci est également associé aux saisons et aux cycles de la végétation. La fête donnée en son honneur au milieu de l'hiver, en même temps que le solstice d'hiver. Ce geste symboliserait son retour, celui de la lumière et donc la renaissance de la nature.

On parle aussi la fête dite des "Saturnales" avec une fête dédiée au Dieu romain Saturne. Il était représenté avec une faucille à la main droite, lié aux semence et à l'agriculture. Après une mise en sommeil hivernale, il renait chez les Romains au cœur de l'hiver, au "crépuscule de l'année", soit une période qui, cette fois, précède le solstice d'hiver. Il symboliserait plus généralement la protection des "liens" de la famille et de la cité.

Il faut ensuite remonter au XIIIe ou au XIVe siècle pour retrouver les premiers récits du partage d'une galette lors de l'Epiphanie. Elle était coupée en autant de portions que de convives, plus une : la "part du pauvre" qui se présentait. On parle d'abord d'un gâteau doré et de forme ronde, une description qui peut rappeler le soleil et dont le culte des Saturnales. Pendant ces festivités de 7 jours, les excès étaient permis et il était d'usage d'offrir des gâteaux à son entourage. Une tradition qui, au Moyen-Age, est devenue celle du "gâteau des rois". Pour certains, l'appellation viendrait de la redevance qu'il fallait verser à son seigneur à la même époque. Redevance généralement accompagnée elle-même d'un gâteau.

Il était d'usage de tirer au sort le roi d'un festin grâce à un jeton noir ou blanc, l'ancêtre de la fêve. Il est aussi dit qu'un roi était désigné de cette façon parmi les soldats d'une garnison ou dans une famille lors des Saturnales et qu'il pouvait ainsi, pendant une journée, réaliser tous ses désirs. Une légende rapporte également une autre origine de la fève : la légende de Peau d'âne, inspirée du conte de Charles Perrault, qui oublia sa bague dans un gâteau destiné au prince.

Il est de coutume depuis l'antiquité et encore aujourd'hui d'envoyer la personne la plus jeune - la petite voix innocente - sous la table pour désigner à qui revient la part servie, laissant le hasard faire son oeuvre. 

Chaque année, les gourmands ont le choix entre la galette dite frangipane avec un feuilletage fourré (beurre, sucre et poudre d'amande) ou une brioche agrémentée de fruits confits. Il existe aussi de nombreuses variantes en fonction des inspirations des pâtissiers comme celles à la pomme par exemple. Au bout du compte, à chacun sa préférence ! Mais au début, les galettes des rois étaient cependant un simple pain à l'intérieur duquel un haricot y était caché. Puis, plusieurs régions ont décliné une variété de spécialités sucrées.

La brioche, notamment dans le sud de la France, serait donc la forme la plus traditionnelle de la galette des rois, car plus proche d'un pain. Dans le Nord, mais aussi en Provence et dans le Languedoc, elle est devenue le "gâteau des rois", recouverte de sucre et de fruits confits. La frangipane aurait vu le jour à Paris au XVIIe siècle avec d'Anne d'Autriche et son fils Louis XIV et fut longtemps connue sous le nom de "parisienne". 

Chez Ginette nous te proposons ici une recette et ici des idées pour réaliser une couronne pour épater tes convives.

Et un petit dessin a imprimer pour les kids pendant la popote...

Crédit photo intro BabouchKAtelier Photos

Aude

Rédactrice: Aude

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Mots-clés: épiphanie

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